Alimentation et psoriasis
Psoriasis
Le psoriasis est une maladie chronique auto-immune qui entraine une inflammation de la peau. Cette maladie cutanée alterne des périodes de crise et des périodes de rémission. Le système immunitaire se dérègle et la couche superficielle de la peau se renouvelle trop rapidement. Il en résulte un épaississement et un gonflement de la couche externe et une accumulation de peaux mortes. Les symptômes les plus fréquents du psoriasis sont des rougeurs, des démangeaisons, des sensations de brûlure et une desquamation de la peau.
Ces dernières années, il est devenu évident que l’inflammation du psoriasis n’est pas limitée à la peau, mais est également associée au syndrome métabolique. C'est pourquoi l'importance de l’alimentation doit être renforcée pour tous les patients atteints de psoriasis, principalement en raison du risque plus élevé de maladies comorbides, notamment le diabète, l'hypertension et les maladies cardiovasculaires, qui peuvent être améliorées par des approches diététiques.
Lien entre alimentation et psoriasis
De plus en plus de données probantes appuient le rôle des interventions alimentaires dans la gestion du psoriasis. L’alimentation peut aider à réduire des symptômes, à atténuer l’ampleur des poussées, ainsi que sur la fréquence des plaques. Des études ont montré que la perte de poids chez les personnes qui sont en surpoids ou obèses se traduit par une meilleure efficacité du traitement, ainsi que par une amélioration importante dans la gravité de leur maladie cutanée. La National Psoriasis Foundation recommande fortement une réduction du poids avec un régime hypocalorique chez les patients en surpoids et obèses atteints de psoriasis. Chez les personnes intolérants ou sensibles au gluten, un régime sans gluten peut améliorer les symptômes.
À l’heure actuelle, il n’y a pas de directives précises sur l’alimentation des patients atteints de psoriasis. Les recommandations sont plutôt basées sur celles pour les patients atteints de maladies cardiovasculaires. C’est-à-dire une alimentation cardioprotectrice et plus spécifiquement l’alimentation méditerranéenne.
Comment les aliments influencent le psoriasis
Les omégas-3, le régime hypoénergétique et l’alimentation végétarienne ont amélioré les symptômes dans certaines études. Chacun de ces régimes modifie le métabolisme des acides gras polyinsaturés et influence le profil des eicosanoïdes, de sorte que les processus inflammatoires sont supprimés. Certains patients atteints de psoriasis présentent également une sensibilité élevée au gluten et leurs symptômes s'améliorent après un régime sans gluten.
Comme il existe un lien étroit entre la présence du psoriasis et d’autres maladies systémiques inflammatoires, il est conseillé de consommer des aliments anti-inflammatoires pour lutter contre l’inflammation. L'alimentation méditerranéenne est donc la plus appropriée pour les personnes atteintes de psoriasis.
Bien manger pour soigner le psoriasis
L’alimentation ne doit pas remplacer le traitement mais le compléter. Pour limiter le psoriasis, il est préférable d’opter pour le régime méditerranéen. Il permet de limiter les risques cardiovasculaires liés au psoriasis tout en apportant une alimentation antioxydante et anti-inflammatoire favorable à une diminution des symptômes et à une réduction des poussées.
Le régime alimentaire méditerranéen traditionnel se caractérise par une consommation élevée de fruits et légumes frais et colorés, d’huile d’olive extra-vierge, de noix, de céréales complètes, de légumineuses une consommation modérée de poisson et de volaille et une faible consommation de produits laitiers, viandes rouges, viandes transformées et sucres raffinés.
Si vos analyses montrent que vous êtes sensible ou intolérants au gluten, il faudra associer un régime sans gluten.
Une consultation avec une diététicienne
Questions fréquentes sur le suivi diététique et le psoriasis
Beaucoup de personnes pensent maîtriser leur psoriasis en évitant certains aliments qui déclencheraient des poussées. Toutefois, les aliments incriminés ne sont pas pour tout le monde précurseurs de la maladie. Il est donc déconseillé de généraliser et de stigmatiser des aliments en particulier de façon à écarter tout risque de carences. Si vous suspectez des intolérances, il peut être interessant de les tester.